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LE FORUM A FERMER SES PORTES DÉFINITIVEMENT LE 08/01/2012 à MIDI Un immense merci à tous les membres qui ont participé à l'aventure et surtout à Juliet, Mike, Soan, Aydan, Drew, Deanou, Sepho', Willou, Oksana, Matthew et Junette qui sans son idée fantastique, AL ne serais pas et j'en passe surement ! On a vécu une aventure formidable mais aujourd'hui, il est grand temps de tournée la page. Vous allez me manquer (a) Channou/Lexy/Jess

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Today is for you. They laid it out for you.

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MessageSujet: Today is for you. They laid it out for you. Mer 2 Fév - 1:47




La musique crache dans mes oreilles d’une force incroyable et je crains que le volume me coupe du monde, mais je reste là. Allongé sur mon lit. Regardant mon plafond. Il est casi parfait, lisse comme pas possible. Même si une tâche grise (donc à peine plus foncé que ce blanc immaculé) trône dans un coin. La chanson se termine mais recommence depuis le début, comme depuis tout à l’heure. J’écoute la même chanson, encore et encore. Sans m’en lasser. Je finis limite par apprendre les paroles par cœur, par trouver des sens cachés aux mots. Je n’ai pas envie de sortir de ma cabine aujourd’hui, juste de rester là. Je suis bien ici. Juste que je commence un peu à m’ennuyer. Et rien que le fait de penser que je commence à m’ennuyer m’ennuie encore plus. Je ris pour moi-même et finit par éteindre mon lecteur MP3. Moi qui ne voulais pas sortir, j’ai bien envie d’un grand bol d’air frais. J’enfile un tee-shirt gris, un bermuda beige et ma paire de Vans noire. Je prends une veste dans ma main droite, mon portable dans la gauche et finit par sortir de ma cabine avant d’avoir mit mes clefs dans ma poche. Je vais vers l’ascenseur, et l’appelle. Une fois les portes ouvertes, j’entre. La cabine est vide, ce qui est réellement étrange. Il y a toujours un monde fou dans les ascenseurs, ou bien les escaliers, ou les couloirs. Les portes se referment mais une main apparait et les capteurs de mouvement font ouvrir la porte. Je jette un coup d’œil à ma montre : dix heures du soir... DU SOIR ?! Je comprends mieux l’absence de foule. Soit les gens mangent, soit ils sont déjà dans leur cabine. J’appuie au rez de chaussée et lève les yeux vers la personne qui est entré. Je me fige. Mes yeux s’ouvrent comme deux soucoupes. Mais de VRAIES soucoupes tellement ma surprise est grande. Un coup de chaud me fouette le visage, je sens mes veines qui carburent, le sang y coule à une vitesse folle. Mes mains sont paralysées, je n’arrive pas à les bouger. J’aimerais sortir d’ici, de cette cabine qui est tout à coup devenu oppressante. Je respire fort, beaucoup trop fort. Et une envie de meurtre m’envahit. Mais ses yeux bleus. Ses yeux bleus m’apaisent. Ses longs cheveux épais couleur ébène tombent avec délicatesse sur ses épaules. La douceur et la finesse empreignent ses gestes. Elle est... C’est... Elle... C’est incroyable comme je suis con. Ce n’est que... Ce n’est qu’elle. Et je ne sais même pas comment réagir. Je dois lui crier dessus ? Faire comme si je ne l’avais pas vu ? Lui foutre des vents glacials à souhait ? Appuyer sur le bouton d’urgence ? Descendre au prochain étage ? Qu’est ce que je dois faire ?! J’essaye de ne plus la regarder mais son regard... Son regard est tout bonnement hypnotisant. Je ne suis plus tellement là, mais un peu ailleurs. Je veux disparaitre. C’est trop dur. Compliqué. Gênant et j’en passe... Je ne veux pas surmonter cette discutions que je vois venir. Je ne PEUX pas. Aussi simple que ça l’est de parler, former des phrases avec des mots, j’en ai un peu trop bavé pour lui adresse la parole aussi facilement. Je veux lui parler, la toucher, la prendre dans mes bras, la sentir contre moi, sentir ses cheveux dans mon cou mais la haine... La haine que je ressens envers elle pour m’avoir tout simplement jeté me refuse tout ça. Je ne peux pas lui pardonner aussi aisément... ET MERDE, c’est quoi ce bordel ? Pourquoi ce putain d’ascenseur mets des années à arriver dans le hall ? Quand j’arrive enfin à me détacher des ses immenses yeux bleus, je me focalise sur l’affichage des étages. 10. Longue attente dans un silence de plomb. 9. Deuxième silence de plomb, gênant. Extrêmement gênant... Mais personne ne prend la parole. D’ailleurs, je ne la prendrais pas (ne sachant quoi dire) si elle ne la prend pas. Je regarde l’heure une nouvelle fois sur ma montre et souffle un coup. Tout a l’air irréel. Et si je rêvais ? Si tout ça n’était qu’un très mauvais rêve comme j’en fais dernièrement ? Même si tout parait très réel et vrai, il y a une chance, une infime probabilité pour que je sois dans un cauchemar. Et si l’ascenseur se bloquait et que je devais rester avec elle jusqu’à la fin de la nuit ? Je tourne doucement la tête, puis replante mes yeux dans les siens. Ma mâchoire se crispe et j’ai envie de crier. De lui demander pourquoi est-ce qu’elle m’a fait ça. Pourquoi à moi ? Et si elle m’aime encore. Oh oui j’aimerais savoir. Car je me mets dans un de ces états... mon dieu c’est pathétique. Elle pourrait ne plus en avoir à faire de moi. Et puis, elle fait peut-être cette croisière avec son nouveau copain, celui qui l’a gentiment aidé le jour de son départ. Ce serait vraiment affreux s’il était là... J’ai envie de partir, de courir loin, d’aller me réfugier dans la cabine d’Ally et me cacher sous une montagne de couettes douces et moelleuses. Je ne veux pas. Je ne veux rien. Enfin si, juste que... Qu’elle parte d’ici. Je ne veux pas la revoir, je ne suis pas totalement prêt. Je ne le suis voir pas du tout. En plus, il n’y a AUCUN réseau dans ce foutu ascenseur donc impossible d’appeler au secours Ally. J’essaye tout de même en pianotant un « HELP URGENT ASCENSEUR DU HALL VITE » mais le message parait ne pas s’envoyer. Je hais cet endroit. Je veux me mettre en mode escargot et me cacher sous une coquille pour ne plus voir personne. Mais je suis un adulte, je dois assumer mes responsabilités et faire face à ce problème. Faire face à... « Maggie ? »

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MessageSujet: Re: Today is for you. They laid it out for you. Mer 2 Fév - 16:21




    Je n’ai rien fais aujourd’hui. Comme toujours d’ailleurs. Je ne fais plus jamais rien de mes journées depuis … Depuis que … Voilà quoi … Je ne veux même pas y penser. J’ai mis la musique dans ma cabine et je l’ai écoutée, allongée sur mon lit. Toujours la même chanson, ma chanson du moment. Je ne l’écoute pas vraiment, je la ressens. Elle me donne l’air mélancolique, voire carrément désespérée. Mais n’est-ce pas ce que je suis ? Désespérée ? Si. Je me lève malgré tout, et fais les cent pas, je traverse ma cabine de long en large encore et encore en m’efforçant de penser que je ne dois penser à rien. Oui, car si je laisse mes pensées apparaitre, je sais que je ne pourrai pas retenir mes larmes et mon envie horrible d’hurler sans cesse. Je regarde donc par le hublot, le remous des vagues, les mouettes. Autrefois, tout cela m’aurait fait sourire. Mais aujourd’hui ça ne me fait plus rien, je ne souris plus. J’ai l’impression de n’être qu’une carcasse vide. Sans émotions positives juste des négatives. Et le pire dans tout ça c’est que c’est en partie de ma faute. Certes, je n’en peux rien si ma petite fille est morte, mais si j’ai perdu mon mari c’est entièrement de ma faute. C’est moi qui suis partie comme une grosse lâche. L’abandonnant à son triste sort, comme si il ne souffrait déjà pas assez. C’est incroyable comme j’ai été égoïste avec lui. C’est lui qui aurait dû en avoir marre de moi, qui aurais dû partir. Mais non, il ne l’avait pas fait et je savais qu’il ne l’aurait jamais fait même si j’avais l’art de le mettre à bout. Il n’y avait que moi qui comptais, Je ne prenais en compte que mon malheur. Jamais je n’avais pensé à son malheur à lui, et je m’en voulais énormément. MAIS POURQUOI JE NE ME SUIS PAS RENDUE COMPTE DE CA PLUS TÔT ? Aujourd’hui, il me manque terriblement. Je n’ai qu’une envie, le retrouver et me blottir dans ses bras. Il s’agit du seul endroit où je me sentirais bien. J’ai besoin de lui ! POURQUOI JE SUIS PARTIE ? Pour rien, sur un coup de tête comme ça. Il doit me haïr à l’heure qu’il est. Peut-être qu’il ne pourra jamais me pardonner. Alors je serai condamnée à vivre dans cet état, comme l’ombre de moi-même. La musique tourne toujours et je ne chante même pas. Je ne chante d’ailleurs plus jamais. Alors qu’avant je le faisais à longueur de journée. Je me souviens du jour où j’ai rencontré Caleb. Je chantais dans un bar et il était là, ça avait été le début de tout. Et dire qu’on était si heureux. Comment on avait pu se déchirer comme ça ?
    Je ressens soudain le besoin de prendre l’air. Je décide de me rendre sur le pont pour regarder la mer, que je ne verrai pas vraiment. Je sors alors de ma cabine, traverse l’entièreté du couloir pour atteindre l’ascenseur. Les portes se referment. Je ne peux pas attendre, je veux sortir. Je cours un peu et arrive à passer ma main devant les capteurs assez rapidement pour que ces dernières s’ouvrent à nouveaux. Fixant le sol, j’entre et m’appuie contre la paroi de la cabine. Aux chaussures, je sais directement qu’il y a un homme. Mais … Je regarde les pieds à nouveau … Je les connais ces chaussures ! Sous l’effet de la curiosité, sachant très bien que n’importe qui pouvait les porter, je remonte mes yeux jusqu’au visage de celui qui se trouvait presque en face de moi, dans l’ascenseur. J’ai l’impression que je vais m’évanouir. Il ne peut pas être là ! Comment diable serait-il arrivé sur ce bateau ? Je le fixe droit dans les yeux. Comme pour vérifier que je ne me trompe pas sur la personne. Que je ne suis pas victime d’hallucinations. Mais de longues minutes après, c’est toujours son visage qui m’apparait. Mes jambes tremblent, mes mains tremblent, tout tremble. Je veux être une petite souris et m’en aller par un petit trou mais c’est impossible. D’un autre côté, je suis bien conscience que fuir n’est pas une solution. Depuis des jours entiers, je rumine dans ma tête ce que je lui dirais s’il était face à moi. Et maintenant qu’il l’est, aucun son ne peut sortir de ma bouche. Je me sens oppressée, il fait trop petit et je peine à respirer normalement. Je le regarde toujours, ce n’est rien s’il se sent fixé, je ne peux pas m’en empêcher. Je dois voir ce visage qui m’a tant manqué. J’ai envie de me jeter dans ses bras, de poser ma tête contre son torse, de sentir son odeur. Mais je ne fais rien, je suis incapable de bouger et en plus je n’ai aucune idée de la réaction qu’il aurait. Il peut me crier dessus. J’encaisserais tout, parce que c’est ma faute si on en est là, à se regarder dans le blanc des yeux comme deux âmes traumatisées. Je veux lui dire que je l’aime. Je l’ai toujours aimé, j’espère qu’il ne pense pas que je n’ai plus de sentiments pour lui, il se tromperait sur toute la ligne. Bien au contraire, maintenant que j’ai vécu loin de lui un moment, j’ai l’impression de l’aimer encore plus. Je n’avais jamais cru qu’il me manquerait autant. Mais personne ne bronche … Jusqu’à ce que :

    - Maggie ?

    Je l’entends murmurer mon prénom. Sa voix n’exprime qu’une seule chose, la souffrance. Un trou immense se crée à l’intérieur de mon corps. Je ferme les yeux un instant. Le fait d’entendre sa voix me déchire de l’intérieur. Je vois trouble, les larmes me montent aux yeux. Je ne veux pas qu’il me voit pleurer. Je me retourne pour faire face à la paroi de la cabine. Je pose mes mains sur celle-ci pour me soutenir. Je sanglote sans aucune retenue. Pourtant je veux me retenir ! Je n’y arrive pas. Trop de souvenirs, trop de manque, trop d’amour et trop de haine. Je suis persuadée qu’il me déteste et il a toute les bonnes raisons. Je veux me faire pardonner mais n’ai aucune idée de la façon dont je dois procéder. Je me calme, les larmes ruissellent maintenant en silence sur mes joues. Je me retourne. Son visage à l’air décomposé, il a l’air décomposé. MAIS SEIGNEUR QU’EST-CE QUE JE L’AIME ! Je fais un pas. Puis deux. Et m’arrête. Je me trouve à plus ou moins trente centimètres de lui. J’ai envie de me rapprocher encore plus, mais je n’ose pas. Je remonte mes yeux dans les siens. Je m’aperçois que son regard est vide. Je n’y trouve pas la petite étincelle qui y scintillait quand il me regardait. Je dois me faire une raison. C’était avant tout ça ! Une vague de tristesse m’emporte à nouveau quand je me rends compte que peut-être, cette étincelle je ne la verrai plus jamais …

    - Caleb …

    Ma voix déraille. C’est à cause de la grosse boule qui obstrue ma gorge. J’ai envie de passer ma main tendrement sur sa joue. De sentir le contact de sa peau sur la mienne. Mais je ne fais rien.

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MessageSujet: Re: Today is for you. They laid it out for you. Sam 26 Fév - 1:47



Je reste planté là, devant elle comme un idiot. Je perds tout mes moyens. J’essaye de garder un visage passif, indifférent mais avec toute cette peine, je n’y arrive pas. J’ai le choix pourtant, mais je ne bouge pas. Je pourrais sortir à l’étage prochain en appuyant comme un dingue sur tous les boutons des étages ; ou bien je pourrais courir vers elle, l’embrasser et la serrer dans mes bras ; je pourrais aussi l’ignorer, lui foutre des vents mémorables. J’aimerais bouger, rien que le petit doigt. La seule chose qui se bouge est mon thorax. Ma respiration est rapide, irrégulière et bruyante. Je n’arrive pas à me détacher de ses yeux bleus, hypnotisant. Mais d’un coup, mon souffle se coupe. Elle s’est rapprochée de moi pour ne laisser qu’entre nous la taille d’une boite à chaussures. Au bout de quelques secondes, je respire un grand coup et expire lentement. Très lentement.

« Caleb. »

Mais putain, pourquoi j’ai voulu sortir si tard ? J’aurais pu m’endormir, lire, écouter de la musique, téléphoner à quelqu’un, regarder par le hublot... Enfin j’en sais rien, mais ne pas sortir de ma cabine. Tout ça, c’est à cause de ma foutue manie de vouloir sortir quand je m’ennuie. Bon dieu... J’ai l’impression que les parois de l’ascenseur se rapprochent, comme pour écraser ma bêtise, tellement l’atmosphère m’est oppressante. Pour elle aussi je crois que c’est difficile, enfin je l’espère. Car j’aurais l’air vraiment con si elle s’en va comme si de rien n’était. Je veux lui demander ce qu’elle fiche ici, si elle m’a suivit pour me faire revivre la douleur et la peine qu’elle m’a flanquée en pleine gueule, si elle veut... S’excuser ? Ça m’étonnerait d’elle. Revenir pour s’excuser ? Jamais.
Je soupire et baisse les yeux.
Elle a une magnifique robe bleue. Elle lui sert là taille, puis on niveau de hanches devient ample. Ses jambes sont interminables, mais je voyais ses petits pieds dans petites ballerines noires. Tout à fait elle en somme. Même ses cheveux sont les mêmes. Sa frange est quelque peu en désordre, mais le reste tombe avec une douceur infinie en de belles boucles. Ses yeux bleus brillaient grâce aux ampoules tamisés de la cabine, ils sont magnifiques et charmeurs. Me revoilà limite hypnotisé par son regard. J’en ai marre. Je veux la prendre dans mes bras et rester la tête enfoui dans ses cheveux des heures et des heures. Mais je lui en veux. Mais tellement... Tellement que j’ai envie de la pousser contre un des murs, lui crier toutes les atrocités qui existent, lui dire ce qui fait mal... Mais je ne peux pas, car je suis con et éperdument amoureux d’elle.
Je ferme les yeux, donnant toutes mes forces pour ne pas pleurer. Je les re ouvre et elle est toujours là. Même endroit, même expression. Je lève la main et frôle doucement sa joue douce comme des fesses de bébé (pas glamour la comparaison, mais c’est vrai). Immédiatement je regrette et retire mes doigts. Trois longue secondes s’écoulent et je la prends des mes bras. Mes envies sont tellement paradoxales, contradictoires et contraires que je suis totalement perdu. Je profite de quelques secondes puis la repousse. Je m’éloigne et me poste devant la porte, frôlant le métal froid cuivré. J’espère et prie pour qu’elle disparaisse, pour qu’elle reste dans son coin. Je veux retourner dans ma cabine, arrêter de m’emmêler les pinceaux comme en ce moment. Je veux que tout se stoppe, j’ai besoin de réfléchir. De réfléchir à ce que je dois faire avec et envers elle. Je dois l’ignorer ? Lui sauter des les bras ? La gifler ? Lui dire que je l’aime comme un fou ? M’enfuir ? Ne rien faire ? Je ne sais pas du tout. Toutes options est la bonne mais la mauvaise en même temps. L’ignorer serait stupide, futile puis elle me manquerait beaucoup trop, pourtant, c’est ce qu’elle mérite. Aller l’embrasser maintenant serait encore plus stupide, je n’aurais plus de dignité et après ce qu’elle m’a fait ce serait bête. Tout est bien comme ça ne l’est pas du tout. J’en ai marre. POURQUOI EST-CE QU’ELLE M’A FAIT CA ?! Si je lui pardonne, je serais con. Si je ne lui pardonne pas alors qu’elle revient, je serais con. Si je ne fais rien, je reste con.
J’appuie sur le bouton rez-de-chaussée en chuchotant de vilains mots pour que ce foutu ascenseur se grouille. Le temps me parait TRES long. Je veux partir. Dormir. Dormir. Dormir. Aussi longtemps que je voudrais pour m’apaiser. Mon dieu je veux une clope. Je touche ma poche et dieu merci j’ai mon paquet sur moi. J’en sors une et la coince sur mon oreille. Je veux PARTIR.

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MessageSujet: Re: Today is for you. They laid it out for you. Sam 26 Fév - 16:21

    Je ne sais pas quoi penser. Je me tiens face à lui et quelques centimètres seulement nous séparent. Tous se bouscule dans ma tête, je n’ai qu’une envie laisser un flot de parole sortir de ma bouche pour lui dire ce que j’ai sur le cœur depuis si longtemps, depuis que je suis partie. Lui dire à quel point je me sens coupable, à quel point je regrette, à quel point tout est de ma faute et à quel point je veux le retrouver. Je veux que tout redevienne comme avant, que l’on soit heureux ensemble, que l’on puisse rire, sourire,… Ce n’est pas possible, aucun son ne sort de ma bouche, c’est comme si j’étais paralysée. Je ne peux pas bouger, pas réagir. Mes yeux sont plongé dans les siens et j’essaie d’y trouver quelque chose de rassurant qui me dévoilerait que ce n’est pas forcément perdu et qu’il y à moyens de réparer les erreurs que j’ai faites. Mais elles sont tellement énormes ces erreurs, que je doute que ce soit possible. J’essaie de savoir ce qu’il pense, parce qu’il pense j’en suis certaine, ca se voit sur son visage. Je le connais tellement bien que chaque petites expressions, chaque petites mimiques me permet de le comprendre. Sauf aujourd’hui. Enfin, je sais qu’il a du mal, qu’il souffre mais ça n’importe qui pourrait le voir, il suffit de le regarder. Et ça me fait de la peine, à tel point que j’ai l’impression que mon cœur se brise à nouveau en mille et un minuscule morceau et qu’il ne pourra jamais reprendre sa forme initiale.

    Je suis surprise quand je vois son bras bouger tout doucement. Je n’ai aucune idée de ce qu’il s’apprête à faire, j’attends. J’ai envie qu’il me frappe, qu’il me hurle dessus, qu’il exprime toute la rage et toute la haine qu’il éprouve à mon égard. Je le mérite bien, et je pense qu’il en a besoin. Mais à la place de cela je sens ses doigts frôler ma joue et mes larmes s’écoulent de plus belles sur celles-ci. Ca fait bien trop longtemps que je n’avais plus senti sa peau sur la mienne, je souri intérieurement mais au fond je ne sais pas ce que ça signifie pour lui. Ce simple geste pourrait bien être un geste d’adieu, ou une façon pour lui de me dire qu’il m’aime encore malgré ce que je lui ai fait subir, la souffrance que je lui ai infligée. Je préfèrerais largement la deuxième hypothèse. Mais je suis consciente qu’il ne me pardonnera pas aussi facilement et je sais qu’il a raison. J’ai vraiment agi comme une garce et je ne mérite absolument pas son pardon. Je tressaillis tellement ça me fait du bien, d’être si proche de lui, qu’il me touche. Et je pleure toujours. Comment est-ce possible que ma vie a tourné de cette façon ? Qu’est-ce que j’ai fait de mal pour mériter ça ? Pourquoi a t il fallut que mon bébé meure ? Si ça n’avait pas été le cas, on serait surement une famille comme les autres, avec leurs petits soucis mais très heureuse. Nous élèverions notre enfant et lui donnerions tout l’amour que nous avions en nous. Mais non ! Il avait fallu que ça se passe autrement. Mais je ne peux m’empêcher de rêver de cette vie-là qui aurait dû être la mienne. Et revoir Caleb aujourd’hui, dans cet ascenseur fait remonter tellement de choses en moi, que je me sens perdue, complètement larguée. Comme échouée sur une ile déserte que je ne connais pas. Je voudrais tant retourner dans le passé et changer les choses ! Il suffirait juste que je demande pour accoucher par césarienne et toute ma vie serait modifiée. POURQUOI EST-CE QUE C’EST IMPOSSIBLE ?

    Je me sens attirée vers l’avant et je me retrouve dans les bras de l’homme que j’aime. Pendant quelques secondes seulement je me dis que peut-être tout est finit, qu’il me pardonne et que nous allons essayer de reprendre une vie plus ou moins normale. Mais non, il serait vraiment con de me pardonner comme ça. Et pourtant, s’il le faisait il pourrait être certain que je ne lui ferai plus jamais de mal, que je passerais l’entièreté de ma vie à ses côtés et que je l’aimerais pour l’éternité. Tout contre lui, je pose ma tête sur son torse, humidifie au passage son t-shirt sous mes larmes et je profite de ce moment durant lequel je sens ses bras refermer autour de moi. Je respire son odeur qui m’a tant manqué mais que je n’ai jamais oubliée. Cependant, je ne referme pas mes bras autour de lui, parce que je sais parfaitement ce qu’il va se passer. Et c’est effectivement ce qu’il se passe. Il me repousse, je recule et attrape la rampe qui passe en travers du la paroi de l’ascenseur pour me tenir debout péniblement. Mes jambes tremblent, c’est l’émotion et l’effet que Caleb me fait, ca fat si longtemps que je ne m’étais plus retrouvée dans ses bras. Je voudrai y replonger tout de suite. Le forcer à m serrer très fort contre lui pendant longtemps. Mais je ne peux l’obliger à rien. Il est assez grand pour prendre ses propres décisions et j’ai déjà assez commandé le cours de sa vie comme ça.

    Je le suis des yeux, il se poste devant la porte de l’ascenseur et me tourne le dos par la même occasion. A la ferveur qu’il met à appuyer sur le bouton rez-de-chaussée je comprends qu’il n’a qu’une envie : s’enfuir, partir loin de moi ! C’est trop, je ne peux pas supporter ça, je me laisse glisser contre la paroi et m’effondre par terre. Directement je prends ma tête dans mes mains et sanglote sans retenue. Pourquoi est-ce qu’il veut me fuir comme la peste ? Et s’il ne me pardonnait jamais ? je préfèrerais alors mourir que de vivre sans lui pour le restant de mes jours. Je me demande s’il a peur de moi, ou s’il a peur de lui et des réactions qu’il pourrait avoir. Peut-être qu’il a peur de ne pas pouvoir se contrôler. Oh … Et puis, je n’en sais rien. En tout cas, je ne veux pas qu’il parte et qu’il me laisse la. C’est moi qui ai provoqué cette situation et ça serait donc logique que ça soit moi qui fasse tout pour le retenir et le retrouver. Je dois prendre les devants, arrêter de m’apitoyer sur mon sort et tout faire pour le récupérer. Pour une seule et simple raison : je suis amoureuse de lui et je le serai toujours. Mon cerveau est en ébullition, qu’est-ce que je dois faire ? Qu’est-ce que je dois dire qui aura de l’impact sur lui ? Si je me lève et que je l’embrasse je risque de me faire rejeter, si je me colle contre lui et l’encercle de mes bras aussi. Et je ne fais pas le poids. Les paroles produiront surement plus d’effet sur lui. Mais que lui dire ? Que je l’aime ? Ça ferait trop et pourtant je dois être sincère et lui dire exactement ce que je pense. Euréka ! J’ai trouvé ! J’ouvre ma bouche et m’apprête à lui parler quand les portes de l’ascenseur s’ouvrent. Je suis prise de court, je dois me dépêcher ! Je murmure c’est quelques mots avec une toute petite voix affaiblie par mes pleurs.

    - Je ne peux pas vivre sans toi …

    J’ai l’impression d’entendre les aiguilles d’une horloge dans ma tête. Tic … Tac … Tic… Tac… Le temps semble long et j’ai les yeux rivés sur lui. Est ce qu’il va sortir sans un mot et s’en aller ? Est-ce qu’il va se retourner et s’approcher de moi pour laisser l’ascenseur repartir de plus belle ? Je ne veux pas qu’il parte, j’ai des tonnes de choses à lui dire et à me faire pardonner. Fixant son dos, je n’ai qu’une chose à faire : attendre.

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